Dissuadant par sa présence les actes de malveillance, l’agent de prévention et de sécurité est aussi responsable de la protection contre les risques accidentels et du fonctionnement correct d’installations matérielles. La connaissance de règles de sécurité, du code individuel de déontologie et la possession d’une carte professionnelles font partie des exigences d’un métier dont les missions sont en développement.
L’agent de prévention et de sécurité ou APS, encore appelé agent de sécurité et de surveillance, est chargé d’assurer la protection des bâtiments, biens, personnes contre les risques (incendie…), les actes de malveillance (vols, dégradations…) ou les intrusions.
Ce professionnel est le salarié d’une entreprise de sécurité privée ou des services internes de sécurité au sein d’une grande entreprise ou d’une administration. Sa mission, qui concerne la sécurité privée, ne doit pas être confondue avec celle de la sécurité civile, qui est une attribution de l’Etat (marins ou sapeurs pompiers, militaires), ni avec celle de la police municipale ou nationale.
Il ne porte pas d’arme (arme de poing, matraque, bombe lacrymogène…). Dans le cadre de ses fonctions, il assure la sécurité et la surveillance de différents sites : industriels (usines), tertiaires (bureaux), espaces publics (aéroports, hôpitaux) ou chantiers. Ces sites peuvent être privés (magasins, banques) ou publics (administrations, musées). Il peut intervenir pour la protection régulière d’un site ou de façon ponctuelle (missions liées à l’évènementiel).
Pour cela, il effectue une surveillance mobile (rondes intérieures et extérieurs), ou une surveillance par écran vidéo, effectue le filtrage des visiteurs ou des passagers pour contrôler les accès, vérifie le fonctionnement d’équipements techniques et de dispositifs de sécurité. Il intervient et alerte lors de dysfonctionnements, d’incidents, de mise en marche d’alarmes. Il peut retenir une personne coupable d’un délit, mais doit attendre l’intervention de la police ou de la gendarmerie pour d’autres actions. Il est amené à rendre des comptes par oral ou par écrit à sa hiérarchie ou à la police (réalisation de « mains courantes », c'est-à-dire d’écrits relatant des faits sur un registre). Il doit connaître les lois et décrets en vigueur dans le cadre de ses interventions et le « code individuel de déontologie du métier ».
Selon les emplois, des formations complémentaires ou des habilitations spécifiques peuvent être demandées. L’agent de sécurité incendie, qui intervient au sein d’immeubles relevant d’une réglementation particulière (établissements recevant du public ou immeubles de grande hauteur) doit posséder le SSIAP (service de sécurité incendie et assistance à la personne). Des habilitations comme « HO / BO » (habilitation électrique des personnels non électriciens), ou la qualification SST (sauveteur secouriste du travail) peuvent aussi lui être demandées.
Depuis février 2009, afin de sécuriser l’accès à la profession, une carte professionnelle, délivrée par le préfet de police, est obligatoire. Elle est délivrée au vu du casier judiciaire et de l’aptitude professionnelle, sur demande de l’agent. Cette aptitude est justifiée par la possession d’une certification professionnelle (ainsi un diplôme de l’éducation nationale, un titre du Ministère du travail, ou un certificat de qualification professionnelle délivré par la branche professionnelle de la sécurité privée) ou preuve de l’exercice antérieur de l’activité. L’agent de surveillance se voit attribuer un numéro d’immatriculation, valable 5 ans sur tout le territoire national.
L’agent de prévention et de sécurité doit mentionner l’activité choisie lors de la demande de carte professionnelle :
Les autres activités sont des métiers proches mais relevant de spécialisations nécessitant d’autres conditions d’accès à l’emploi :
La plupart des emplois tenus dans le cadre de ce métier nécessitent une bonne condition physique : station debout prolongée, travail de nuit, travail en extérieur ou au froid, manutention éventuelle. La disponibilité horaire est importante. Horaires décalés du matin ou du soir, travail de nuit, jours fériés, week-end, sont fréquents, même si des horaires plus classiques sont compatibles avec le métier. Une capacité de résistance au stress permettant de réagir avec sang-froid aux situations d’urgence est impérative.
Les activités de sécurité privée représentent près de 10 % des emplois salariés français de ce domaine. PACA est la deuxième région en terme d’effectifs salariés, derrière l’Ile de France.