L’industrie de la plasturgie transforme les matières plastiques en divers objets : des emballages, des pièces techniques utiles à d’autres industries (boîtiers pour les industries des équipements électroniques par exemple).
La chimie représente en France plus de 1 100 entreprises essentiellement implantées en Ile-de-France, en Rhône-Alpes et en PACA.
Aujourd’hui en PACA près de 18 000 personnes travaillent dans la chimie et la plasturgie : trois quarts dans la chimie, un quart dans la plasturgie.
Cela représente environ 1 emploi salarié sur 100, chiffre qui met ces secteurs en deuxième place des employeurs industriels de PACA, derrière l’industrie agroalimentaire.
L’emploi est très présent sur le pourtour de l’Etang de Berre et aussi dans les zones d’emploi de Cannes – Antibes et Marseille - Aubagne.
en PACA représente 10% de la chimie nationale. Sont présentes essentiellement la chimie de base et la parachimie. Elles emploient quasiment le même nombre de salariés mais le nombre d’établissements de chacune de ces « filières » est très différent en raison de leurs différences de taille.
représente un nombre mesuré d’emplois (4 400) exercés principalement dans des entreprises de petite taille mais nombreuses : plus de 40% des établissements. Ceux-ci sont en développement dans certains domaines notamment le travail des matériaux composites. Sont implantées en PACA, en raison de son contexte économique et géographique, des entreprises du nautisme fabriquant ou réparant des coques de bateaux et des entreprises réalisant des piscines en polyester, marché en pleine expansion. Il faut aussi compter avec les entreprises produisant des équipements pour l’aéronautique ou pour les équipementiers automobiles (éléments de carrosserie pour les autos et les motos).
Se retrouvent aussi la fabrication de diverses pièces techniques, bien présente, la fabrication d’emballages utiles à la filière fruits et légumes de la Basse Vallée du Rhône, et celle de fenêtres en PVC.
est aussi présente en PACA (4 500 salariés) ainsi que des entreprises spécialisées dans la fabrication de savons, parfums et produits d’entretien (1 500 salariés). L’effectif global est modeste mais elles possèdent un grand dynamisme économique.
Les métiers de la chimie et de la plasturgie sont des métiers industriels, allant de l’ouvrier qualifié titulaire d’un CAP à l’ingénieur. Les ouvriers qualifiés représentent entre 25 % et 30 % des effectifs du secteur. Les ingénieurs et cadres en représentent 15%.
Beaucoup d’emplois sont tenus par des hommes : ils représentent globalement 77% des effectifs.
Si la chimie est représentée par des métiers spécifiques comme par exemple conducteurs d’appareils des industries chimiques, techniciens de laboratoire, ingénieurs chimistes, elle fait aussi appel à des métiers communs à d’autres secteurs d’activités : mécaniciens, informaticiens, magasiniers, acheteurs, technico-commerciaux, chefs de produits, secrétaires. Selon l’union des industries chimiques (UIC), les métiers qui demandent une qualification de chimiste ne représentent que 40% des différents métiers recensés.
En 2002, un salarié cadre dans le secteur de la chimie plasturgie a perçu un salaire moyen net horaire de 25,40 €, alors que la moyenne des cadres du secteur industriel était de 22,60 €.
L’ouvrier qualifié a bénéficié d’un salaire net moyen horaire de 10,40 € tandis que la moyenne du secteur industriel était de 9,40 €.
Plusieurs secteurs industriels français sont clients de l’industrie chimique et soutiennent son activité. Mais c’est aussi une industrie qui se positionne en Europe et dans le monde, tant pour la recherche de clients que par l’implantation de sites de production. Si l’industrie chimique française a connu un rebond après des années moroses, c’est aussi en raison de la croissance économique mondiale. Il est donc probable que l’avenir soit fait de reconversions, de disparitions, de créations d’activités.
La filière porteuse d’emploi est celle des PME de chimie de haute technologie, qui demande d’importants efforts de recherche et développement nécessitant des investissements financiers.
Les incertitudes réglementaires pèsent aussi sur la lisibilité de l’avenir de la chimie, en PACA comme en France. Les réglementations européennes sur la sécurité et les impacts environnementaux l’obligent aussi à revoir ses process, ses procédés de stockage.
Autant d’éléments influant sur ses coûts de production, sur son image et sur l’emploi.
Globalement l’industrie chimique continue de recruter, même si elle a perdu des emplois en raison de nombreuses fusions ou restructurations durant les années 1990 et encore dernièrement . en PACA les salariés étaient 14 900 en 2004 mais 15 908 en 2002.
Sa croissance en PACA est inégale selon les domaines. Entre 1999 et 2004 :
Ce n’est pas une industrie récente, comme la plasturgie, et un certain nombre de salariés sont proches de la retraite, surtout dans les grandes entreprises. Les moins de 25 ans n’atteignent pas la proportion de 1 sur 10 (ils sont 1 sur 5 dans l’industrie agroalimentaire). Il faut compenser les départs en retraite prévisibles et « rajeunir » les effectifs, ce à quoi s’emploient depuis quelques temps déjà les entreprises du secteur en recrutant des jeunes diplômés.
Sur le plan national, dans les projets de recrutements annoncés par les entreprises de la chimie, la part des ouvriers et des employés devrait diminuer. Cette tendance est déjà amorcée. Ce secteur souhaite renforcer le niveau des connaissances maîtrisées par ses salariés afin d’accroître sa productivité dans un environnement très concurrentiel et de suivre l’évolution technique des installations (automatisation et informatisation).
Les techniciens et agents de maîtrise représentent plus du tiers des effectifs et leur part devrait continuer à légèrement augmenter au sein des entreprises jusqu’à dépasser celle des ouvriers et employés qualifiés.
A l’horizon 2 010, les ingénieurs et cadres devraient représenter plus d’un quart des effectifs.
Néanmoins, ces industries ont toujours besoin d’ouvriers qualifiés pour conduire les installations. Elles ont de plus en plus de mal à les trouver car les compétences demandées s’accroissent. Avec l’automatisation par exemple, le travail devient de plus en plus abstrait. L’ouvrier n’effectue plus des rondes devant les machines, il surveille sur un écran des indicateurs qu’il doit interpréter.
Site de l’union des industries chimiques (UIC): www.uic.org
Portail de l’industrie chimique en France : www.france-chimie.com
Site porté par l’UIC sur les métiers de la chimie www.lesmetiersdelachimie.com
Site de l’organisme collecteur des fonds de formation en chimie www.c2paction.asso.fr
Site de l’organisme collecteur des fonds de formation de la plasturgie : www.plastifaf.com
Site de la fédération de la plasturgie, arc méditerranéen : www.plasticway.com
Site de l’industrie pharmaceutique : www.leem.org
Site du syndicat national des fabricants de parfums et produits aromatiques : prodarom.fr
Site de l’observatoire régional des métiers (ORM) : www.orm-paca.org