Aujourd’hui près de 45 000 personnes occupent un emploi dans l’agriculture régionale, ce qui correspond à 2,6 % de la population active. Ces emplois ne se répartissent pas de façon homogène sur l’ensemble du territoire régional. Ils sont concentrés dans la basse Vallée du Rhône et dans les zones du moyen pays : le haut Var, le sud des Alpes de Haute-Provence.
Depuis le début des années 1990, le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 35 % en Paca, alors que les surfaces exploitées n’ont quasiment pas été modifiées. Les exploitations se restructurent, l’emploi devient plus souvent salarié. Dans les entreprises de jardins et espaces verts, toujours plus nombreuses, l’emploi continue de progresser.
Les surfaces forestières restent très importantes mais la forêt n’est pas exploitée. Les travaux d’entretien sont, par contre, très développés dans un souci de protection contre les incendies.
Les personnes qui occupent les emplois dans l’agriculture, la sylviculture ou la pêche sont très majoritairement des hommes. Les jeunes qui rentrent dans le secteur d’activité sont moins nombreux que les plus âgés qui le quittent. En production (viticulture, arboriculture, maraîchage, …) même si le nombre d’emplois diminue globalement, il n’y a encore pas assez de jeunes qui s’installent ou reprennent une exploitation. Les emplois dans les entreprises, quelles soient agricoles, aquacoles ou forestières, font appel très largement à des qualifications de base. C’est au niveau de l’encadrement et des services annexes, comme le conseil technique ou le conseil de gestion, que des qualifications plus élevées sont requises.
Les conditions d’emploi varient en fonction de la nature de la production. La saisonnalité est très forte et les contrats de courte durée fréquents. L’emploi stable est plus le fait des grandes exploitations ou des services annexes de conseil.
Les secteurs productifs sont en difficulté et le maintien de l’activité n’est souvent dû qu’aux soutiens financiers publics apportés aux exploitations. De plus en plus les exploitations familiales se transforment en société, permettant ainsi le développement de l’emploi salarié sous une forme stable. Ce mouvement s’amorce et va se poursuivre dans les prochaines années. Les jeunes peuvent y accéder plus facilement à condition d’avoir une formation au moins de niveau V (CAP, BEP). Le niveau IV (Bac, BP) est requis pour être chef d’exploitation.
Les services poursuivent leur développement, qu’ils soient liés au conseil ou bien à l’aménagement et l’entretien des paysages. Le rythme de croissance tend tout de même à se ralentir.
L’amélioration des conditions de travail (pénibilité, rémunération faible, contrats de courte durée) reste un enjeu majeur pour ce secteur. C’est de sa réussite que va dépendre le développement de l’emploi.
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